À l’invitation du Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire (AGRI) de la Chambre des communes, le président, Mark Davies, et le directeur exécutif, Phil Boyd, des ÉDC ont comparu devant le comité le 22 novembre au sujet de l’étude de Cultivons l’avenir 2.

On demandait aux témoins de parler des besoins de politiques du secteur agroalimentaire dans le contexte du pilier « Entreprises concurrentielles » du cadre pour la politique agricole Cultivons l’avenir. Les mesures adoptées dans l’optique de ce pilier visent à améliorer les compétences et les stratégies commerciales des producteurs agricoles, mais aussi à remédier aux problèmes qui touchent la compétitivité des producteurs agricoles canadiens.

On peut prendre connaissance ci-dessous du mémoire remis par les ÉDC au comité. La réunion a été filmée pour la webdiffusion et on peut la visionner à www.parl.gc.ca.
 
Cultivons l'avenir 2 entrera en vigueur le 1er avril 2012, le lendemain de l'expiration de l'accord sur la politique de Cultivons l'avenir actuellement en place.

  
Mémoire au Comité permanent de la Chambre des communes chargé de l’agriculture et de l’agroalimentaire
Présenté par
Les Éleveurs de dindon du Canada
 
 
22 novembre 2011
 
 
INTRODUCTION
Les Éleveurs de dindon du Canada (ÉDC) représentent les éleveurs de dindons enregistrés du Canada depuis plus de 35 ans. Cet organisme est intégralement financé par des redevances versées par les éleveurs de dindons sur chaque kilogramme de dindon commercialisé.
Notre Conseil d’administration, composé de 11 membres, compte huit représentants élus par les éleveurs, deux représentants nommés par le secteur de la première transformation et un représentant nommé par le secteur de la surtransformation.
La composition du Conseil reflète la réalité élémentaire de l’agriculture moderne : sans une approche de la chaîne de valeur permettant de déterminer les débouchés du marché et d’en tirer profit, le rendement d’une industrie quelle qu’elle soit en souffrirait.
 

NOTRE MISSION :

Développer et renforcer le marché canadien du dindon par le biais d’un système efficace de gestion de l’offre qui stimule la croissance et la rentabilité des acteurs économiques.

Ceci, pour nous, est « l’impératif no 1 ». Nous nous sommes dotés d’un système canadien de commercialisation unique, bien soutenu et bien équipé pour établir le fondement qui entraînera le développement de la compétitivité chez les éleveurs individuels comme dans les entreprises.

NOS PRINCIPAUX OBJECTIFS (D’APRÈS L’ARTICLE 21 DE LA LOI SUR LES OFFICES DES PRODUITS AGRICOLES [LOPA]) :
1.       Promouvoir le dynamisme, l’efficacité et la compétitivité du secteur de la production et de la commercialisation;
2.       Tenir dûment compte des intérêts des producteurs et des consommateurs de dindon.

STATISTIQUES DE L’INDUSTRIE

Nombre de producteurs : 548
Production 2010 : 158 millions de kilogrammes
Exportations 2010 : 23 millions de kilogrammes
Valeur à la ferme en 2010 : 322 millions de dollars
Ventes de détail pour 2010 : 415,7 millions de dollars

 
rôle des ÉDC en matière de promotion de la compétitivité au sein du secteur de l’élevage de dindons canadien
 
Notre rôle, en tant qu’organisme national, est de créer une plate-forme au sein de laquelle les entreprises individuelles, de la ferme jusqu’à la chaîne de valeur, pourront continuer de développer leur propre avantage concurrentiel sur le marché intérieur. Les ÉDC – du fait de leurs obligations et responsabilités en vertu de la LOPA – facilitent de nombreuses façons les activités des entreprises au sein du secteur du dindon, et jouent un rôle fondamental dans leur façon d’affronter les défis et de saisir les opportunités.
Dans ce contexte, notre rôle en matière de promotion de la compétitivité du secteur du dindon est axé sur un certain nombre de priorités :
1.       Salubrité des aliments à la ferme
2.       Soin des troupeaux
3.       Surveillance des maladies et indemnisation
4.       Recherche scientifique
5.       Études du marché
6.       Activités promotionnelles
7.       Segmentation du marché
 
1.     Salubrité des aliments à la ferme
Programme de salubrité des aliments à la ferme des ÉDC
Grâce à l’appui d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), les Éleveurs de dindon du Canada ont mis en place le Programme de salubrité des aliments à la ferme (PSAF) des ÉDC, un programme national vérifiable qui intègre des protocoles de biosécurité et une tenue de registres détaillés à la ferme visant à réduire et à prévenir les dangers éventuels en matière de salubrité des aliments à la ferme. Le programme et son système de gestion ont satisfait à l’examen technique mené par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).
Grâce à une gestion proactive des risques éventuels en matière de salubrité des aliments à la ferme, le PSAF des ÉDC aide à :
·         faire en sorte que les éleveurs de dindons canadiens soient prêts à répondre aux exigences des secteurs en amont dans la chaîne de production et de distribution;
·         assurer une protection accrue de la santé des êtres humains;
·         réduire les risques d’éclosion de maladie animale.
À compter de ce mois‑ci, 86,6 % des éleveurs de dindons enregistrés ont reçu une aide technique à la ferme ou procédé à des « vérifications fictives » au titre du PSAF, alors que 67,5 % de tous les éleveurs sont officiellement certifiés en vertu du programme.
 
Un financement permanent destiné au maintien et à l’amélioration continus des programmes de salubrité des aliments à la ferme dans le secteur est recommandé pour faire en sorte que les producteurs soient mieux armés pour maintenir la salubrité des aliments canadiens dans le cadre d’une prévention du risque à la ferme.

2.     Soin des troupeaux

Les éleveurs de dindons canadiens sont depuis longtemps engagés dans la production d’aliments sains et propres à la consommation, selon des méthodes qui veillent à ce que les êtres humains prennent soin de leurs oiseaux et les traitent selon les pratiques recommandées.
Programme de soin des troupeaux des ÉDC
Le Programme de soin des troupeaux (PST) des Éleveurs de dindon du Canada est un programme national vérifiable qui fournit aux éleveurs de dindons des mesures leur permettant de veiller à la manipulation et au soin approprié de leurs oiseaux.
Fondé sur le Code de pratiques recommandées pour le soin et la manipulation des animaux de ferme : Poulets, dindons et reproducteurs du couvoir à l’abattage, ainsi que sur d’autres normes et programmes internationaux, le PST exige une tenue des registres détaillés à la ferme, entre autre documentation, et s’inscrit en complément des mesures de soins aux animaux couvertes par le Programme de salubrité des aliments à la ferme des ÉDC.
Examen du code de pratique recommandé pour le soin et la manipulation de la volaille
À la suite d’une demande des Éleveurs de dindon du Canada (ÉDC), des Producteurs de poulet du Canada (PPC), des Producteurs d’œufs d’incubation du Canada (POIC) et du Conseil canadien des transformateurs d’œufs et de volailles (CCTOV), le Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE) a entamé l’examen et la mise à jour du Code de pratique recommandée pour les poulets, les dindons et les reproducteurs, dont la dernière révision remontait à 2003.
 
À des fins d’efficacité, le Code de pratique recommandée doit faire l’objet d’un examen régulier et d’une révision tenant compte de l’évolution des systèmes de production et de gestion.
 
Les révisions apportées au Code de pratiques recommandées bénéficient d’un financement du programme Agri-flexibilité d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. Le maintien de ce financement est d’une importance critique pour l’utilité pratique continue de ces Codes.
 
3.     Surveillance des maladies et indemnisation
Système canadien de surveillance de l’influenza aviaire à déclaration obligatoire (SCSIADO)
Les éleveurs de dindons canadiens participent au système canadien de surveillance de l’influenza aviaire à déclaration obligatoire (SCSIADO), une initiative concertée du gouvernement, de l’industrie et des éleveurs canadiens visant à prévenir, détecter, minimiser et éliminer la présence de cas d’influenza aviaire à déclaration obligatoire dans les troupeaux de volailles domestiques du Canada. Ce programme constitue une composante très importante de la gestion des maladies animales exotiques.
Dirigé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), le SCSIADO a été conçu pour respecter les directives actuelles en matière de maladie établies par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ainsi que les exigences commerciales des pays importateurs.
Indemnisation
De nouvelles indemnités maximales, payables aux propriétaires d’oiseaux condamnés à être détruits en vertu de la Loi sur la santé des animaux, ont été annoncées en mars 2011. Ces chiffres révisés reflètent de façon plus fidèle la valeur marchande des oiseaux et représentent l’aboutissement d’une campagne intensive de consultation entre les acteurs du secteur et le gouvernement. Des progrès appréciables ont par ailleurs été réalisés en matière d’évaluation de la valeur marchande.
Une indemnisation appropriée est considérée comme une composante fondamentale tant pour la surveillance efficace de la maladie que pour les programmes d’abattage préventif, dont l’objectif ultime est de contenir une maladie avant qu’elle ne se propage et de réduire pour tous les partenaires – les gouvernements, le public et l’industrie – les coûts liés à la gestion d’une éclosion de maladie.

Les indemnités maximales doivent faire l’objet d’un examen régulier par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) afin de veiller à ce qu’elles couvrent de façon appropriée et équitable les coûts légitimes découlant d’un abattage imposé.

Les méthodes de calcul de versement aux individus doivent être transparentes et refléter la valeur marchande des oiseaux, au moment où l’abattage est ordonné.
 
4.     Recherche scientifique
 
L’agriculture et le système alimentaire ont observé une évolution rapide au cours des 10 à 15 dernières années et il est peu probable que les moteurs économiques et socioéconomiques à l’origine de cette évolution diminuent.
 
La recherche dans l’industrie avicole est un facteur fondamental pour le secteur du dindon canadien en matière de productivité, d’économie, de compétitivité, d’assurance de la qualité des aliments et des préoccupations d’ordre général dans la société, relatives à la production de volailles et à la production alimentaire (c.‑à‑d. environnement, soin des oiseaux, salubrité des aliments).
 
En ce qui a trait à la productivité, celle‑ci exige de nos jours 30 % d’alimentation en moins pour générer la même quantité de viande de dinde, comparé à 30 années passées. Ceci est le résultat direct d’améliorations apportées tout au long de la chaîne d’approvisionnement, des formulations et des programmes d’alimentation améliorés aux pratiques de gestion à la ferme.
 
Grâce à la recherche, les Éleveurs de dindon du Canada s’efforcent de garder le rythme avec l’évolution continue de la concurrence sur les marchés canadiens, de satisfaire aux attentes des consommateurs canadiens dans le cadre d’innovations et des principes d’excellence en matière de production de dindons et de fournir un produit sain et de grande qualité aux consommateurs.
 
 

GAINS en efficacité dans le secteur de la PRODUCTION DE DINDONS

L’innovation dans le secteur de la production de dindons a généré un certain nombre de gains importants en matière d’efficacité et a permis des augmentations de prix modérées pour le dindon canadien.
 
Les avancées technologiques en matière d’élevage, de formulation alimentaire et de pratiques de gestion ont réduit la durée qu’un dindon passe à la ferme, et ainsi diminué les autres coûts de production tels que la main-d’œuvre, l’énergie et les coûts capitalisés des immeubles et de l’équipement.
 
Les améliorations en matière de productivité ont par ailleurs réduit les incidences environnementales liées à la production d’animaux d’élevage.
 
L’amélioration de la conversion alimentaire a réduit la quantité de terrain et d’intrants exigés pour la production de cultures ainsi que la quantité de fumier à manipuler. Par la suite, les émissions de gaz à effet de serre et les pressions liées à la conversion de la nature à des terres agricoles ont également été réduites.
 
Stratégie de recherche des ÉDC
 
En 2010, le Comité de recherche des ÉDC a procédé à une analyse de la conjoncture visant à évaluer les forces, les faiblesses, les possibilités et les menaces pour la recherche sur le dindon au Canada. En se reportant à cette information, la Stratégie de recherche formelle des ÉDC a été élaborée et approuvée par le Conseil d’administration des ÉDC en mai 2011.
 
La Stratégie de recherche des ÉDC établit un programme de recherche viable propre aux besoins du secteur du dindon canadien, du couvoir au produit final, qui suit le rythme des évolutions continues à la ferme et sur le marché, de sorte à assurer la continuité de l’innovation et de la compétitivité.
 
L’élaboration de la Stratégie de recherche des ÉDC s’inscrit en complément, et est également en partie le résultat de travaux et de soutiens contribués par le Conseil de recherches avicoles du Canada (CRAC). Cet organisme national, établit en 2001 par les cinq groupes de volailles nationaux, se consacre à la satisfaction des priorités de l’industrie avicole nationale, notamment :
 
·         Réduire les risques à la santé des êtres humains dans la chaîne de valeur de la volaille.
·         Poursuivre la promotion de l’utilisation prudente des antimicrobiens et augmenter l’utilisation d’alternatives aux antimicrobiens.
·         Renforcer les systèmes de production actuels et en développer de nouveaux ainsi que des stratégies permettant l’amélioration toujours plus poussée du bien-être des troupeaux de volailles du Canada.
·         Développer des produits fonctionnels et à valeur ajoutée qui améliorent la santé et le bien-être des Canadiens et répondent aux demandes d’un marché à créneaux.
Les membres du Comité ont eu la chance d’entendre le président du CRAC, Jacob Middelkamp, et le directeur général, Bruce Roberts, le 3 novembre, dans le contexte de l’étude du Comité sur Cultivons l’avenir 2 (Science et innovation).
 
Grappe des sciences avicoles
 
Au cours de l’automne 2010, le gouvernement fédéral s’est engagé à investir jusqu’à 1,8 million de dollars dans la recherche avicole par l’entremise du Conseil de recherches avicoles du Canada (CRAC), dans le cadre de l’initiative de grappe des sciences avicoles.
 
Les financements octroyés par le gouvernement ont permis d’augmenter la capacité du Canada en matière de recherche avicole et ont aidé les éleveurs de dindons à s’atteler aux priorités et aux défis grâce à la promotion de l’innovation et la facilitation d’une coordination nationale parmi les scientifiques.
 
La grappe fait intervenir 20 scientifiques de quatre universités, AAC et l’Agence canadienne d’inspection des aliments, la Vaccine and Infectious Disease Organization (VIDO) de Saskatoon et le Centre national des maladies animales exotiques (CNMAE) de Winnipeg.
 
L’industrie a besoin de l’appui des programmes gouvernementaux pour générer les avantages sociétaux importants que la recherche avicole et l’innovation peuvent générer pour les Canadiens. Nous recommandons que Cultivons l’avenir 2 engage suffisamment de fonds destinés à la recherche avicole et à l’innovation de sorte à maintenir et renforcer les capacités du système actuel. Les programmes doivent reconnaître la structure de la chaîne de valeur afin que toutes les parties, de la recherche primaire à l’application, bénéficient d’un financement suffisant.
 
Pour devenir un leader mondial, le Canada doit se doter d’installations de recherche de première classe et d’objectifs clairement définis. L’industrie ne peut pas se charger de cette tâche seule – le gouvernement doit participer financièrement et contribuer à la création de capacités à l’échelon institutionnel (p. ex., grappe scientifique).
 
5.     Études du marché
 
L’un des cinq éléments fondamentaux du plan des activités des Éleveurs de dindon du Canada et d’explorer des possibilités et de développer la chaîne de valeur de notre secteur dans le contexte du mandat des ÉDC et de notre rôle dans l’industrie. En s’attelant aux défis et en créant une production et des relations de commercialisation plus fortes, nous espérons générer et créer des occasions tant au niveau de la ferme que de l’entreprise.
 
Comité des ÉDC chargé du développement du marché du dindon
 
Les ÉDC ont déterminé la nécessité d’un Comité chargé du développement du marché du dindon et œuvre à l’heure actuelle à l’élaboration du mandat de ce Comité, qui devrait entrer en service début 2012. Ce Comité sera composé de producteurs, de transformateurs, de représentants de l’Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires et du Conseil canadien du commerce de détail, ainsi qu’un diététicien canadien agréé et même d’un gastronome et/ou chef canadien.
 
Le rôle du Comité sera de créer des occasions pour nos fermes et entreprises en encourageant la consommation de dindon, en étudiant les besoins et les désirs des consommateurs et de l’industrie de la restauration, en influençant le secteur du détail au niveau d’une représentation accrue de la dinde dans les magasins et en formulant des recommandations à l’intention du Conseil des ÉDC.
 
Études sur les valeurs nutritives de la dinde
 
En 2008, une analyse détaillée de la valeur nutritive de la dinde a été entreprise de concert par les ÉDC et Santé Canada. À l’époque, les éléments nutritifs de la viande de dinde dans le Fichier canadien sur les éléments nutritifs (FCEN) de Santé Canada étaient pour ainsi dire obsolètes et inspirés de ce qui se faisait aux États-Unis.
 
À l’issue d’une analyse en laboratoire menée au cours de l’automne 2009, les nouveaux éléments nutritifs de la dinde ont été inscrits dans le FCEN en octobre 2010. Cette information actualisée est représentative des offres actuelles sur le marché canadien et constitue une référence pour les nutritionnistes, les diététiciens, les offices de commercialisation provinciaux, Santé Canada et les acteurs du secteur.
 
Des groupes de discussion ont été organisés de sorte à mieux comprendre l’utilisation de la dinde et les obstacles à son utilisation, ainsi qu’à rassembler des idées quant à la façon de positionner la dinde de façon optimale de sorte à communiquer un message à caractère nutritif aux consommateurs.
 
La commercialisation et la promotion, notamment l’accès à l’information de marché, reviennent cher. Les dépenses du gouvernement dans ce domaine ne sont pas considérées comme faisant le jeu des échanges et constituent par conséquent un domaine dans lequel un programme transparent et aisément accessible pourrait être renforcé (p. ex., fonds de contrepartie).
 
6.     Activités promotionnelles
 
Le marché le plus intéressant pour les éleveurs de dindons canadiens est le marché intérieur. Au cours des 18 dernières années, le secteur a vu la part du marché du détail pour les produits de seconde transformation augmenter de 15 % à 22 % en volume. Néanmoins, il importe de noter qu’en termes de valeur, les ventes de produits de seconde transformation ont augmenté de 33 % en ventes en dollars en 1993, à 56 % en 2010.
 
Les Canadiens ont exprimé à plusieurs reprises leur désir de voir sur le marché des aliments produits au pays et ont manifesté leur appui aux éleveurs canadiens. Dans le cadre de nombreux sondages menés au fil des années, les consommateurs estiment que nous devrions produire suffisamment d’aliments canadiens pour satisfaire nos besoins, que les aliments produits au Canada sont nettement ou modérément supérieurs en qualité aux aliments produits ailleurs, et expriment leur confiance dans les éleveurs canadiens.
 
Promotion de l’image de marque à l’échelle nationale
 
Pour avoir participé au processus de consultation avec les employés d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, les Éleveurs de dindon du Canada sont au courant depuis longtemps de l’initiative de promotion de l’image de marque du Canada qui vise à définir clairement le Canada comme une marque, et qui met en lumière les bienfaits et les attributs inhérents aux produits issus de l’industrie agricole canadienne.
 
À compter de ce mois‑ci, notre organisme bénéficie de l’autorisation d’utiliser la marque Canada sur son site Web ainsi que dans ses communications par courriel dans le but de promouvoir de façon générique le dindon canadien et son industrie. L’identification de la marque Canada est désormais en place dans nos signatures de courriels et sur le site bilingue des ÉDC, qui cible les consommateurs canadiens.
 
Le processus de demande pour l’utilisation de la marque Canada était bien organisé et s’est révélé très efficace.
 
Office de la Partie III
 
Les programmes promotionnels ou les initiatives génériques de commercialisation donnent à l’industrie dans son ensemble les moyens d’informer les consommateurs au sujet des bienfaits de la consommation de viande de dinde (p. ex., bienfaits pour la santé, information nutritive, goût, qualité et autres caractéristiques intrinsèques). Ces programmes sont financés par les agriculteurs au moyen de redevances ou de « contributions » sur leur production.
 
La Partie 3 de la Loi sur les offices des produits agricoles (LOPA) permet l’établissement d’organismes de promotion et de recherche, en vertu desquels la recherche nationale et les programmes de promotion peuvent être mis en place et financés.
 
En 2002, le Canada établissait son premier office du genre – l’Office canadien de recherche, de développement des marchés et de promotion des bovins de boucherie. Ceci pourrait profiter à l’industrie du dindon également, qui comme pour les bovins, faciliterait l’élargissement des redevances payées par les agriculteurs canadiens aux produits importés. Une telle taxe sur les importations générerait de nouveaux revenus et veillerait à ce que les importations contribuent de façon équitable à ce type d’activités génériques. Les ÉDC étudient cette question à l’heure actuelle avec le Conseil des produits agricoles du Canada.
 
Les ÉDC, qui sont un office de la Partie 2 en vertu de la Loi sur les offices des produits agricoles, s’attacheront à obtenir le pouvoir d’appliquer une contribution aux importations, sans néanmoins avoir à créer une structure séparée de gouvernance et d’administration. Une interprétation favorable du ministère de l’Agriculture et du Conseil des produits agricoles du Canada (CPAC) quant au fait qu’un office de la Partie 3 peut être incorporé dans l’office de la Partie 2 est désirée à cet égard.
 
7.     Segmentation du marché
 
La segmentation du marché est un concept économique qui, en termes plus simples, a trait au développement d’un avantage commercial grâce à la différenciation des produits. Si organisées de façon appropriée, la segmentation du marché et la différenciation des produits permettent à l’industrie de diviser les utilisateurs finaux en groupes de sorte que l’offre et la demande et la relation tarifaire entre les deux soient équilibrées.
 
Les ÉDC établissent plusieurs catégories de quota fondées sur l’utilisation finale. Les quotas principaux et multiplicateurs de dindons de reproduction de l’office sont établis de sorte à couvrir la commercialisation de viande de dinde adulte à l’échelle nationale, mais dans l’intention de veiller à ce que ces deux segments de l’industrie, qui comportent une dimension appréciable en matière d’exportation pour les stocks de reproducteurs (p. ex., œufs et jeunes volailles), qui ne font pas l’objet de contrôles au niveau des importations, puissent être élargis ou réduits en fonction du marché international.
 
Sur le plan intérieur, l’organisme alloue des quotas pour le dindon entier qui est, pour l’essentiel, commercialisé et consommé pendant la saison des fêtes (p. ex., Action de grâces, Noël et Pâques) et qui constitue un marché relativement stable. Le segment de la surtransformation, qui englobe les morceaux crus, les produits de charcuterie, les rôtis, les produits-créneaux, etc. est alloué d’après les demandes des transformateurs individuels. Cette approche de l’allocation axée sur le marché est nécessaire pour répondre aux besoins de ce que l’on perçoit comme le segment de marché de l’industrie représentant la valeur la plus élevée, et le plus prometteur en matière de croissance au cours des années à venir.
 
 
CONCLUSION
 
Comme les membres du Comité le savent fort bien, la prochaine décennie sera assortie de difficultés, mais également d’opportunités pour l’industrie agricole et agroalimentaire canadienne.
 
Au fur et à mesure de l’évolution des goûts des consommateurs et de leur demande accrue de produits de spécialité, la segmentation du marché et la différenciation de nos produits constitueront autant d’occasions pour maximiser les ventes, si nous tenons à devancer nos concurrents dans l’offre de ces produits sur le marché. Pour ce faire, nous avons besoin d’obtenir l’information en temps opportun relativement aux tendances de consommation. Ce qui nous ramène aux concepts de la chaîne de valeur, des études du marché, de promotion, de salubrité des aliments, de soins aux animaux et de recherche scientifique que nous avons abordés ailleurs dans cette présentation, et au rôle du gouvernement dans ces domaines.